ENTRETIEN AVEC CALVE
Jean Calvé dresse un premier bilan de son aventure grenobloise, après deux semaines dans le groupe du GF38. Déjà bien intégré, le défenseur veut s'inscrire dans le projet de maintenir le club en ligue 1.
Vous avez surtout trottiné aux entraînements du début de semaine, comment allez-vous ?
Oui, j'ai pris une béquille à la hanche à vingt minutes de la fin du match contre Monaco. Mardi matin, j'ai essayé de trottiner, ça allait mieux. J'ai rattrapé l'entraînement physique l'après-midi.
Parlez-nous de votre intégration dans le groupe...
Tout se passe bien, le groupe intègre vite et bien. Il y a une bonne ambiance, même si le groupe se sent très concerné par la situation.
Vous êtes rapidement entré dans le grand bain. Racontez-nous vos premiers matches avec le maillot grenoblois...
Contre Lille, j'ai joué milieu droit, c'était pas évident. Ce week-end à Monaco, c'était bien parce qu'on s'est beaucoup plus parlé, beaucoup de replacement. Ca a été assez facile de trouver sa place.
Quel est votre objectif personnel cette saison ?
Mon objectif en venant ici est de m'inscrire dans un groupe, un projet. Je veux évoluer avec des joueurs avec qui j'ai un but en commun. A Nancy, je me sentais à l'écart du projet. Je veux retrouver cette notion de vie en équipe.
"Je ne suis pas quelqu'un
qui reste dans son coin"
Les différences entre les clubs grenoblois et nancéen...
Grenoble est un club en devenir. Nancy est maintenant bien ancré en ligue 1, mais il est aussi passé par cette phase de construction. Les structures à Grenoble sont en cours de développement comme à Nancy il y a quelques années. Je ne parle pas du stade où là, c'est au même niveau.
Vous connaissiez déjà des joueurs avant d'attérir dans les Alpes ?
J'avais connu Daïsuke (Matsui) au Mans, mais aussi David (Sauget) à Nancy il y a un an. Quand j'étais au centre de formation de Sochaux, on avait entendu parlé de Danijel (Ljuboja). Ca aide pour l'intégration mais je ne suis pas de toute façon quelqu'un qui reste dans son coin.
Le GF38 est-il à sa place ?
C'est clair que nous ne sommes pas à notre place en ce moment. On doit se dire surtout qu'il faut qu'on s'en sorte, et pas s'enfermer dans une prise de tête pour savoir si on est à notre place ou pas.
Etes-vous optimiste pour le maintien ?
Tout le monde pense ici que c'est jouable, sinon on arrête tout de suite. En jouant chaque match pour le gagner, on a une chance de revenir. Sans ça, on va se freiner.
Craignez-vous l'hiver grenoblois ?
J'ai déjà vécu l'hiver sochalien et nancéen, je vous assure, c'est quelque-chose. Alors non, je ne crains pas l'hiver à Grenoble.
Propos recueillis par Adrien Godet